TOURS - 22 mai 2011
Musique au c(h)œur
En réponse à l'ovation que salle et orchestre lui réservaient, Anne Queffélec offrait en bis, ce week-end, pour le dernier rendez-vous de la saison symphonique, un menuet de Haendel. Simple, sobre, sans ostentation, tout de délicatesse, d'élégance et d'intériorité, une miniature précieuse qui pourrait bien être comme le portrait en musique de la Grande Dame du piano qui, une fois de plus, a ravi le Grand Théâtre. Conjuguant la science des doigts et la voix du cœur, Anne Queffélec illuminait le Quatrième Concerto de Beethoven en compagnie d'un orchestre symphonique qui confirme, au fil des concerts, ce niveau d'excellence vers lequel l'a guidée, avec détermination, la baguette de Jean-Yves Ossonce.
Mais les programmes de l'Orchestre Symphonique Région Centre Tours ne sont pas faits que de grands monuments de la musique, ils sont aussi invitation à la découverte. Découverte, en effet, pour beaucoup que cette Troisième Symphonie de Ropartz qui réunissait autour de l'orchestre et des solistes, trois ensembles vocaux tourangeaux coordonnés par le magicien des chœurs, Emmanuel Trenque. Erik-Satie, Jacques-Ibert et Opus 37, 90 voix dans les couleurs d'un orchestre sensible ou animé d'un prodigieux élan vital, invoquaient la venue, par-delà la nuit de l'humaine condition, du « Soleil de Vérité, de Justice et d'Amour ».
Bientôt, la saison nouvelle sera dévoilée avec encore de grands moments à la clé.
Trois chœurs réunis pour la Troisième Symphonie de Ropartz - Photo Nouvelle République